Mgr Ligondé, figure emblématique d’une société
Texte publié le 9 avril, 2013
Duvalier Jean-Claude, Evêques, Histoire: 1957-1986, Histoire: 1986 -, Nécrologie, Politique et gouvernement, Religion
Mgr François Ligondé, archevêque émérite de Port-au-Prince, décédé ce lundi 8 avril 2013,se retrouvait malgré lui au centre d’une guerre larvée générée par la passion morbide des opposants au régime de Duvalier. Prononcées d’abord en huis-clos, les dénonciations devinrent publiques dans les années 70 et s’intensifièrent à la suite du mariage du président Jean-Claude Duvalier et de la divorcée Michèle Bennett. Ces opposants ne lui pardonnaient jamais d’avoir accepté de célébrer ces noces, et d’avoir surtout publié auparavant une lettre pastorale démontrant la nullité canonique du précédent mariage de la future première dame.
Les prêtres de son archidiocèse, quant à eux, voulaient le voir s’impliquer dans un mouvement de théologie inspiré du marxisme et venant de l’Amérique du Sud. Des ressentiments à son encontre, ils en nourrissaient et guettaient la première occasion pour révéler leur hostilité. Ainsi, quelques semaines après le départ du couple présidentiel pour l’exil, le 7 février 1986, ces prêtres encouragés par ceux qui vivaient jusque-là en exil et avaient d’ailleurs leur propre compte à régler avec lui, réclamaient à grand cris sa démission (Simons, Marlisle. « Haitian Prelate under attack » New York Times. 3 avril 1986).
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Lettre de la CEH: Trois ans après le séisme: l’avenir n’est plus à attendre, mais à construire dans la foi
Texte publié le 18 janvier, 2013
Désastres naturels, Église catholique, Evêques, Lettres pastorales, Religion, Société
Texte reçu le 12 janvier 2013
1. Le séisme du 12 janvier 2010 a terriblement frappé notre société, causant un nombre impressionnant de morts, entraînant de milliers d’orphelins, de personnes porteuses de handicaps, de sans-abri, de marginalisés, de déplacés internes, de migrants et de réfugiés. De nombreux édifices et maisons dans plusieurs villes du pays ont été effondrés ou endommagés. Ce tableau sombre avait suscité un élan réconfortant de solidarité nationale et internationale.
2. Cette catastrophe a mis à rude épreuve les familles haïtiennes, les principales institutions du pays, les étrangers vivant en Haïti, ainsi que les principales structures de solidarité et de coopération internationales.
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Nos Vœux pour cet An de Grâce 2013…
Texte publié le 31 décembre, 2012
Fêtes et célébrations, Indépendance, Jour de l'an
Débute une nouvelle année : L’an de grâce 2013.
A ceux et celles qui ont visité notre site pendant les 366 jours qui viennent de s’écouler, à ceux et celles qui chaque jour nous font parvenir leurs commentaires par e-mail ou à travers les réseaux sociaux, à ceux et celles qui nous encouragent dans ce travail de longue haleine, à ceux et celles qui nous ont soumis leurs textes, aux compatriotes qui pensent souvent à nous et nous le font savoir en nous envoyant des publications, du matériel audiovisuels, ou simplement en partageant avec nous des information susceptibles de nous aider dans nos recherches ou d’intéresser nos visiteurs, NOS VŒUX LES MEILLEURS.
A nos compatriotes de la diaspora, nos vœux d’une année avec un peu MOINS DE DÉCEPTIONS dans le comportement de nos leaders politiques, de nos hommes d’affaires, de nos journalistes.
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La Nuit de Noël
Texte publié le 23 décembre, 2012
Fêtes et célébrations, Religion, Société
Un texte de Léon Laleau¹ publié la veille de Noël dans le quotidien Le Matin² édition du 24 décembre 1912.
Parmi le bleu pailleté du soir, le vent apportant comme des ressouvenirs d’enfance et des parfums de nostalgiques ailleurs, dissémine en sonores ondulation la musique tumultueuse des cloches de Noël.
Le vent est léger et doux, si léger et si doux qu’il semble de l’infinie caresse qui s’éparse. Les vibrations des cloches sont enjouées, s’élargissent, emplissent l’éther et charrient jusqu’aux rives des lointains inaccessibles, un écho des effervescences de la ville sur laquelle, dans une tumulte de nonchalance exténue, la lune — une lune d’ouate glissant sur la ouate fuyante des nuages — laisse ruisseler ses diaphanéités pâlement bleues.
De partout fusent des exclamations allègres, des pleurnicheries sentimentales d’ivrognes, se mêlant au bruit sec du pétard et aux sifflements des feux d’artifices rayant l’air de leurs panaches de clarté pourpre.
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La Boutique hors-taxes de Madame la Ministre
Texte publié le 23 décembre, 2012
Culture, Français, Langage publicitaire, Le créole, Société
Texte reçu le 20 décembre 2012
Par Robert Berrouët-Oriol
L’affichage publicitaire doit-il se faire partout, en Haïti, dans les deux langues officielles du pays, le créole et le français ? La publicité commerciale des firmes étrangères peut-elle être diffusée par le seul canal de l’anglais au détriment de nos deux langues officielles ? Quelles sont les règles linguistiques à mettre en œuvre et quelles sont les obligations et responsabilités de l’État haïtien dans ce domaine ?
L’annonce sur Facebook, hier, se lisait comme suit : « La Ministre du Tourisme, Mme Stéphanie Balmir Villedrouin, a pris part ce mardi 18 décembre 2012 à l’inauguration du Duty Free Americas : premier magasin aéroportuaire de standard international en Haïti. » Du coup la planète Facebok s’est agitée, a vocalisé, éructé, déclamé et battu la fanfare des compliments saupoudrés voire minaudants. À contre-courant, j’ai tenté de donner un autre son de cloche en disant, toujours sur Facebook, qu’« Il serait tellement élégant d’afficher l’appellation de ce lieu par sa traduction en français, l’une des deux langues officielles du pays : BOUTIQUE HORS-TAXES. Sa traduction en créole devrait également être affichée de manière égale. Viendraient ensuite des traductions dans des langues amies : l’espagnol, l’anglais… Stéphanie Balmir Villedrouin, je te signale que l’aliénation linguistique n’est pas une maladie incurable ! »
Ma petite note n’a pas plu à certains laudateurs de la ministre et l’un d’eux a même eu l’amabilité de me traiter d’«idiot ». L’un des intervenants a cependant compris le fond de ma pensée et je l’ai remercié pour son commentaire ouvert, éclairant, et qui souligne l’obligation de débattre publiquement avec courtoisie et respect de l’autre. Cela étant, je dois attirer l’attention sur l’idée à mon sens erronée selon laquelle une firme multinationale qui s’établit en Haïti n’aurait pas d’obligations linguistiques auxquelles l’État haïtien devrait veiller.
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