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Archives: Opinions, Commentaires et Photos

Jean-Claude Duvalier: sa plus grande erreur politique

date de publication Texte publié le 14 octobre, 2014

catégories Duvalier Jean-Claude, Histoire: 1957-1986, Politique et gouvernement, Société

Haitian President Jean-Claude DuvalierA 19 ans, Jean-Claude Duvalier, fils d’un dictateur qui s’est proclamé président à vie après avoir décapité presque toutes les institutions respectables du pays et qui s’était maintenu au pouvoir en instaurant un règne de terreur avec le concours d’une milice, s’était vu attribué, au début de l’année 1971 l’héritage du duvaliérisme.

Le 22 avril, il prenait possession de cet héritage en devenant le successeur de son feu père. Pour l’assister, un petit groupe de fidèles et de durs du régime devaient contribuer à son éducation, une éducation de patronage tendant à préserver les principes de la doctrine duvaliériste et  surtout éviter toute rupture entre les générations dans la dynamique de transmission de ses valeurs et contre-valeurs.

Jean-Claude Duvalier avait pourtant atteint cet âge et cette expérience où il pouvait filtrer les éléments de cette éducation de patronage et assumer une posture différente rien que  pour le jugement de l’histoire. Il pouvait, par exemple, se démarquer de la présidence à vie et ouvrir un sentier qui irait en s’élargissant vers une ambiance politique acceptable par la majorité.

Une Époque revisitée: Souvenirs personnels

date de publication Texte publié le 6 octobre, 2014

catégories Duvalier Jean-Claude, Histoire: 1957-1986, Politique et gouvernement, Société

duvalier_heritierJean-Claude Duvalier, l’ancien président à vie d’Haiti, décédé ce samedi 4 octobre, a été un personnage inspirant, en Haïti, la peur parmi la grande majorité, l’admiration parmi une petite minorité et suscitant l’adulation de ceux de son entourage qui voulaient rester dans ses bonnes grâces.

Dans la diaspora, il inspirait, dans les premiers temps de son gouvernement, la méfiance parmi ceux qui voudraient bien le prendre au mot, et une attitude de « Je t’avais mis en garde » parmi les  opposants radicaux durant les cinq dernières années de son gouvernement.

Pendant 15 ans il éloignait tour à tour les inconditionnels et les duvaliéristes de première heure, rappelaient quelques-uns tombés en disgrâce à la fin de la vie de son père, invitaient de jeunes technocrates à intégrer son gouvernement; ces derniers, par un instinct de survie, n’hésitant pas à marcher sur les sillons des anciens tortionnaires.

Il a voulu, à un moment, entrebâiller les portes aux partis politiques, leur refusant toutefois les garanties inhérentes à la pluralité politique et à l’alternance en s’attachant fermement au principe de la présidence à vie.

Texte de l’Intervention du Président Michel Joseph Martelly à la 69ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générales de l’ONU

date de publication Texte publié le 26 septembre, 2014

catégories Diplomatie, Discours, Politique et gouvernement, Relations extérieures

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

martelly_onu20140926Depuis son adoption à San Francisco, la communauté internationale a fait de la Charte des Nations Unies, un véritable acte de foi dans l’instauration d’un nouvel ordre international, fondé sur les idéaux et des valeurs qui élèvent la dignité humaine, qui encouragent le développement durable et la solidarité entre les peuples.

C’est pour moi un honneur de prendre la parole par devant cette prestigieuse Assemblée, appelée depuis bientôt 70 ans, à se pencher sur des questions essentielles relative à la justice, à la paix universelle et à la sécurité.

Je profite de cette tribune, Monsieur le Président, pour vous adresser mes plus vives félicitations pour votre élection à la tête de notre Assemblée.

Votre expérience éprouvée des questions internationales et du système des Nations Unies est un gage de succès des travaux de cette 69ème session de l’Assemblée
Générale. Soyez assurés de l’entière collaboration de la délégation haïtienne.

Lettre ouverte à la jeunesse haïtienne

date de publication Texte publié le 16 juillet, 2014

catégories Conditions sociales, Correspondance, Histoire, Politique et gouvernement

Texte reçu le 15 juillet 2014

Par Jean L. Théagène

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »
Sénèque

Lettre ouvertePar les temps qui courent, il est vraiment triste d’être un haïtien. Ce sont là les mots d’un grand historien qui supputait l’inévitable dérive de la Nation. L’ère de la formule-flèche, de l’expression raccourcie, du pittoresque significatif commençait pour ce pays ballotté entre l’anarchie et l’espoir. Dans sa curiosité qui avait l’aiguillon du génie, Roger Gaillard avait fait montre de passion investigatrice, de minutie incomparable dans son travail d’annaliste. Il a jeté un regard passionné sur  l’Histoire de notre passé et en a tiré son œuvre maîtresse: « Les Blancs débarquent » qui aurait dû provoquer une profonde réflexion  chez tous les haïtiens intellectuels aussi bien qu’analphabètes. Pourtant, pour la plupart, les fils de ce pays n’ont pas su éviter en deux fois sur une période de quinze ans, ces gifles sonores répétées  dont nous abreuve la communauté internationale à l’instigation des laquais nationaux.

Néanmoins, il fut un temps, à tout le moins un intermède où nous avions un pays avec des institutions d’Etat, avec des hommes et des femmes de valeur, avec une société complexe certes, mais réelle, une économie endogène mais suffisante. De graves problèmes mais des espoirs à la tonne, car chaque famille haïtienne, chaque citoyen du plus grand au plus petit étaient porteurs de visions, de desseins bienfaisants, de missions. Le notable n’était plus seulement le bourgeois de ville ou le petit richard de banlieue. La notabilité s’était définie d’autres critères: haute moralité, esprit de famille, sens civique, niveau élevé de patriotisme, solidarité à toute épreuve etc. Toutes qualités qui se retrouvaient à des degrés peut-être différents dans ce qu’on appelle aujourd’hui « les anciens haïtiens » par rapport aux « nouveaux » qui se targuent d’être des citoyens modernes avec double ou triple citoyenneté et surtout avec l’obsession de la réussite matérielle par tous les moyens légaux ou illégaux.

Commission binationale de haut niveau Haïti-République Dominicaine: Déclaration de Juan Dolio (San Pedro de Macorís)

date de publication Texte publié le 11 juillet, 2014

catégories Crises, Histoire, Politique et gouvernement, Relations extérieures

Les représentants des gouvernements de la République Dominicaine et de la République d’Haïti ont décidé de poursuivre et d’approfondir le dialogue binational, instauré à travers la commission bilatérale de haut niveau Haïti-République Dominicaine, entamé le 7 janvier dernier.

Les parties ont convenu non seulement de maintenir mais aussi d’élargir le processus de dialogue qui s’est déjà traduit par des engagements concrets au bénéfice des deux peuples.

Il ne faut pas sous-estimer l’importance de ce succès historique. Pendant trop longtemps, cet agenda commun combien important a été malheureusement reporté. Aujourd’hui, les deux parties se réjouissent de leur décision courageuse de tourner le dos à cette inertie du passé pour relever ensemble les défis auxquels elles font face. Elles regardent désormais l’avenir avec optimisme.

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