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LA RECONSTRUCTION D'HAÏTI

  1. Haiti demain: Objectifs et stratégies territoriales pour la reconstruction
    Un document préparé et publié par le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT).  [mars 2010] format PDF
  2. Plan d’action pour le relèvement et le développement national d’Haïti
    Document préparé par le gouvernement haitien et présenté à la Conférence des donors organisé par les États-Unis et les Nations-Unies le 31 mars 2010. format PDF
  3. Dossier de presse : Plan Stratégique Pour La Refondation D’Haïti
    Un dossier préparé par leMinistère de la Culture et de la Communication et contenant une présentation du document ci-dessus. [mars 2010] format PDF

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Saut d'Eau
Fête de Notre-Dame du Mont-Carmel

16 juillet 2010

Cette année encore, malgré les difficultés que confronte le pays,
des milliers d'Haïtiens se sont rendus à Saut d'Eau
à l'occasion de la fête du Mont-Carmel (16 juillet),
patronne de cette commune.

La chute d'eau attire, en cette occasion,
de nombreux adeptes du vodou
qui viennent implorer les faveurs de la déesse Erzulie.

Saut d'Eau, une commune de l'arrondissement de Mirebalais,
se trouve à environ 35 km de Port-au-Prince
dans le département du Centre.

(Photo de Ramon Espinosa pour AP)

CULTURE::

Un retour sur la question du nom de la langue parlée par tous les Haïtiens.

Par Hugues Saint-Fort

Texte réçu le 30 mai 2010

Le forum Corbett qui est généralement fréquenté par des anglophones et des Haïtiens natifs dont la langue dominante est l’anglais (Bob Corbett, le modérateur et webmestre est un ancien professeur américain de philosophie maintenant à la retraite) relance depuis une dizaine de jours la question du nom de la langue parlée par tous les Haïtiens. Faut-il l’appeler « ayisyen » (créole haïtien, en français ; Haitian Creole, en anglais) ou « kreyòl » tout court ? Il y a même un intervenant qui propose de la nommer « Ayitian » en anglais, et « Ayitien » en français et en créole. J’ai moi-même été impliqué dans cette discussion où j’ai donné mon point de vue de linguiste sur la question. C’est une question récurrente dans les forums haïtiens.

L’automne dernier, l’une de mes chroniques sur Haitian Times : www.haitiantimes.com et le « Forum culturel » avait été reprise par le quotidien haïtien « Le Nouvelliste ». A la suite de cette publication, j’ai été vivement attaqué par des compatriotes qui m’ont traité d’anti-patriote et de néo-colonialiste à la solde des Français parce que je soutenais la dénomination « créole » (kreyòl) et rejetais l’appellation « ayisyen » (haïtien). Aujourd’hui, plus de quatre mois après le passage dévastateur du tremblement de terre du 12 janvier, il serait bon de se demander s’il faut continuer ce débat. Ce n’est pas que ce soit un débat malsain ou oiseux mais on devrait en même temps travailler à quelque chose où ceux et celles qui en ont les capacités pourraient contribuer à aider les locuteurs haïtiens les plus vulnérables à avoir accès à une éducation de qualité en créole.

Comment comprendre la récurrence de la question de la dénomination de la langue parlée par tous les Haïtiens ? Tous les Haïtiens nés, élevés et vivant en Haïti savent sans l’ombre d'un doute que le nom de la langue naturelle dont ils se servent tous les jours pour communiquer avec leurs compatriotes est le kreyòl.

Dans une certaine mesure cependant, la plupart des Haïtiens en Haïti savent aussi qu’il existe une autre langue traditionnelle parlée par certains compatriotes dans certaines circonstances et que cette langue s’appelle le français. Le fait que certains Haïtiens vivant hors d'Haïti, dans certaines circonstances (rencontres avec des inconnus, entrevues dans des bureaux de services publics à l’étranger…), disent qu’ils parlent français ne démentit nullement la réalité de l’existence du kreyòl. Cet apparent reniement correspond seulement à un sentiment d’infériorité sociale à travers la langue que les classes dominantes en Haïti ont inculqué à des membres du corps social dominé qui l’ont intériorisé et qu’ils tendent à reproduire à l’étranger. Cependant, ces mêmes sujets parlants, dans d’autres circonstances, sont les premiers à assumer leur condition de locuteur créole et à revendiquer leur identité : « kreyòl pale, kreyòl konprann » ; « se kreyòl nou ye », etc.

Il y a, comme l’une des conséquences du colonialisme et du système esclavagiste qui ont régné dans la colonie de Saint-Domingue, une ambivalence culturelle et linguistique qui a laissé des traces profondes dans la société haïtienne. La fameuse division entre esclaves dits « créoles » (ceux qui ont pris naissance à Saint-Domingue, parlaient un français approximatif et s’occupaient de taches réservées aux employés de maison, aux domestiques, aux contrôleurs) et esclaves dits « bossales » (ceux qui ont pris naissance en Afrique, ne parlaient que des langues africaines et travaillaient durement dans les plantations) a servi à renforcer cette ambivalence culturelle et linguistique ; la présence du français cohabitant avec le kreyòl dans des conditions socio-économiques et socio-éducatives absolument inégales est un autre moteur de cette ambivalence culturelle et linguistique. De toute façon, la question de la dénomination de la langue en Haïti est un faux problème.

Il existe déjà une large reconnaissance de la dénomination de cette langue dans la société haïtienne, malgré les cris d’arrière-garde de ceux qui se réfugient dans une « fierté » mal comprise. Ce qui est en jeu ici, c’est la légitimation de la langue créole par un système politique haïtien faiblard, fluctuant, et incapable d’adopter une politique d’aménagement linguistique responsable.

L’élévation du kreyòl au rang de langue co-officielle avec le français est notoirement insuffisante. Selon Bourdieu, « la langue officielle a partie liée avec l’État. Et cela tant dans sa genèse que dans ses usages sociaux. C’est dans le processus de constitution de l’État que se créent les conditions de la constitution d’un marché linguistique unifié et dominé par la langue officielle : obligatoire dans les occasions officielles et dans les espaces officiels (École, administrations publiques, institutions politiques, etc.), cette langue d’État devient la norme théorique à laquelle toutes les pratiques linguistiques sont objectivement mesurées. » (Ce que parler veut dire, pg.27, Paris, Fayard, 1982).

Depuis la Constitution de 1987, Haïti est devenue une société officiellement bilingue créole-français. Mais le marché linguistique haïtien est loin de refléter la constitution de cet État bilingue dont parle la Constitution. L’École haïtienne n’est pas bilingue, les administrations publiques haïtiennes sont notoirement anti-créoles et beaucoup d’institutions politiques haïtiennes continuent d’être à la traîne dans le processus de rédiger en créole des lois, projets de loi et décisions administratives qui ont pourtant vu le jour en français. La reconnaissance du kreyòl comme langue nationale est acquise mais il tarde à fonctionner comme langue officielle véritable dans la communauté parlante haïtienne. Si le français n’a jamais été perçu comme langue nationale, ce qu’il n’a jamais été, sa re-confirmation comme langue officielle en 1987 prouve une fois de plus que cette langue, sur le plan institutionnel, n’a jamais été menacée.

Hugues Saint-Fort: Hugo274@aol.com

Posté le 31 mai 2010

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Superficie:
27.750 km² / 10.641 miles²
Capitale:
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Population:
9 millions (estimation)
Groupes ethniques:
Noirs (majoritaires)
Mulâtres
Langues officielles:
Français
Créole Haitien
Monnaie:
Gourde
Budget:
88.9 milliards de gourdes
Année fiscale: 2009-2010
Président:
René G. Préval
Du 14 mai 2006
Premier Ministre:
Joseph Jean-Max Bellerive
Du 11 novembre 2009

Voir: Son cabinet ministériel
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29 juillet 1958:
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Tentative de renversement de François Duvalier.

Alix Pasquet, Henri Perpignant, Philippe Dominique venant de Miami et accompagnés de mercenaires Américains s'emparèrent des Casernes Dessalines et ordonnèrent à Duvalier de démissionner. Ils furent mis en déroute par des forces fidèles au président. Ce dernier retint par la suite le 29 Juillet comme la date symbolique de la création des Volontaires de la Sécurité Nationale, les tontons macoutes.
(Voir aussi: Profil de François Duvalier)
Voir : Les éphémérides du mois

NOUVELLES D'HAITI

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AlterPresse Haitian Times
Haiti En Marche Le Matin
Haiti-Observateur Le Nouvelliste
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Rencontres Cinématographiques d'Hergla: Hommage À Haiti:

Mercredi 04 Août 2010

Projection de deux documentaires:
.- Horizons lointains (Anne Lescot, 2009)
.- Un certain bord de mer (Mario Delatour, 2005)

Cette soirée est dédiée également à la mémoire du diplomate tunisien, Mr. Hedi Annabi décédé à Haïti le 12 Janvier 2010 alors qu’il dirigeait la mission de maintien de la paix pour l’Organisation des Nations Unies.

19 Avenue du Commandant Bjaoui
4000 Sousse - Tunisie

info@herglacinema.org
Tel/Fax: +216 73 339 213

Rencontre entre le public et Anne Lescot après la projection.

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Through Their Eyes. Haitian Artists’ Visions of Home:
An exhibit:


In this rare exhibition, Maggie Steber , award-winning National Geographic photographer, and over 30 Haitian artists offer us a window into how Haitians experience their post-earthquake world and a glimpse at their extraordinary strength of spirit and unwavering faith...

Jusqu'au samedi 7 Août 2010

The Joan Hisaoka Healing Arts Gallery
1632 U Street, NW
Washington, DC 20009

All works are available for purchase with 100% of the proceeds donated to Haiti relief.

Phone:202.483.8600
E-mail: gallery@smithfarm.com
http://www.smithfarm.com/gallery

Calendrier communautaire

«Melovivi ou le piège suivi de Brèche ardente.»

Frankétienne imagine, donc, deux hommes assis au bord du gouffre à la suite de quelque séisme. Un mois et demi plus tard, ce qui était écrit advient. Frankétienne reconnaît avoir ressenti, à ce moment-là, une immense peur l'envahir.

Busnel, François. "Prophétie d'Haïti" L'Expresse publié le 02/06/2010: http://www.lexpress.fr/culture/livre/francois-busnel-a-lu-melovivi-ou-le-piege-par-franketienne_896319.html
[Page consultée le 18 juillet 2000]


Auteur: Frankétienne
Éditeur : Editions Riveneuve
ISBN 10: 2891295706
ISBN 13: 9782360130191
Pages : 244 pages

En librarie: 1er Mai 2010

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«Haiti: The God of Tough Places, the Lord of Burnt Men»

Whenever the dignity of human beings is marred, the human spirit finds itself in threatened conditions, and seeks desperately to preserve what is human about it. It is amazing how the human spirit finds light and hope in the most despairing darkness. This is the unfailing light of God’s grace, ever present and faithful, fiercely persistent in trying to renew the face of the earth and the pilgrim human heart...

Author: Richard Frechette
Publisher: Transaction Publishers
ISBN-10: 1412814200
ISBN-13: 978-1412814201
Binding : Hardcover; 134 pages

Livres sur Haiti publiés en 2010

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